2007 EN CHIFFRES
- 🔥 Surface recensée : 6 668 hectares pour 2 675 feux cartographiés par la BDIFF*
- 📍 Le plus grand feu recensé : La Motte, dans le Var, 462 hectares dès le 26 juin
- 🚒 Le cœur varois : Tanneron (435 ha) le 4 juillet et Les Adrets-de-l’Estérel (300 ha) le 16 juillet, l’Estérel en première ligne
- ⏱️ Le feu hors calendrier : 268 hectares brûlent à Sainte-Maxime… le 14 novembre
- 🤕 Bilan humain : aucune victime rapportée dans les bilans de la saison*
*Périmètre BDIFF : feux recensés dans la base nationale des incendies de forêt (ministère de l’Agriculture), ceux que la carte ci-dessous affiche. Les bilans toutes végétations peuvent être supérieurs ; aucun bilan national consolidé n’a été publié pour cette année.
Incendies : BDIFF, ministère de l'Agriculture · Forêts : IGN BD Forêt® V2.
Zones brûlées 2007 recensées par la BDIFF (ministère de l’Agriculture).
L’année 2007 en un regard
Demandez à un Français ses souvenirs de l’été 2007 : il vous parlera de pluie. Après un printemps exceptionnellement chaud, juillet et août furent maussades et arrosés sur la majeure partie du pays, au grand désespoir des vacanciers. Pour les forêts, ce fut une bénédiction relative : 6 668 hectares pour 2 675 feux recensés, une saison contenue.
Mais le détail de la carte raconte une histoire plus subtile : l’essentiel du feu 2007 a brûlé avant l’été, et son dernier grand incendie a flambé presque en hiver.
Le Var, du solstice à la Toussaint
Le calendrier varois de 2007 tient en trois dates. Le 26 juin, avant même le début officiel de l’été, le plus grand feu de l’année parcourt 462 hectares à La Motte, en Dracénie. Le 4 juillet, 435 hectares brûlent à Tanneron, aux portes du massif de l’Estérel, suivis le 16 par 300 hectares aux Adrets-de-l’Estérel : les collines de porphyre rouge, parmi les plus belles et les plus inflammables de France, concentrent le cœur de la saison. Puis la pluie de l’été éteint la menace… jusqu’au 14 novembre, où un feu de 268 hectares surprend Sainte-Maxime, entre Toussaint et Noël.
Un grand feu en juin, un autre en novembre, un été calme entre les deux : 2007 démontre que le risque méditerranéen n’est pas une affaire de mois mais de conditions. Quelques jours de vent sec suffisent, en toute saison, quand la végétation a accumulé la sécheresse d’un printemps chaud.
Ce que 2007 nous apprend
D’abord, la fragilité particulière des massifs littoraux varois : Estérel, Maures, Dracénie, ces territoires reviennent dans la chronique des feux avec une régularité de métronome, de 2007 à 2017 et 2021. Leur combinaison de végétation dense, de relief, de vent et d’urbanisation touristique en fait les sentinelles du risque français : ce qui s’y passe finit toujours par arriver ailleurs.
Ensuite, que les étés pluvieux sont des grâces, pas des acquis. 2007, comme 2014 ou 2024 plus tard, doit son calme au ciel : les départs de feu, eux, n’ont jamais cessé. Et la fréquence de ces étés-parapluie diminue à mesure que le climat bascule. Ce basculement s’écrit dans l’atmosphère : découvrez à quel taux de CO₂ vous êtes né, la courbe ne redescend pas.
Et après le feu ?
Dans l’Estérel, la garrigue et le mimosa ont recolonisé les pentes de Tanneron, comme après chacun des feux qui rythment l’histoire du massif. Mais chaque passage rapproche la végétation d’un état de lande rase, appauvrie, plus inflammable encore. Briser ce cercle demande ce que le feu déteste : de la diversité. C’est le travail de fond du Domaine le Closeau : bâtir des paysages divers, morcelés et vivants, où le feu d’une fenêtre météo ne trouve pas l’autoroute de végétation continue qu’il espère.
Explorez toutes les années sur la carte des feux de forêts.
Sources : base nationale des incendies de forêt BDIFF (ministère de l’Agriculture), bilans météorologiques de l’été 2007.