Pourquoi nous ne planterons pas partout

Zones humides préservées, cône de visibilité sur l’étang, recul autour des bâtiments : ce que le projet du Domaine choisit délibérément de ne pas planter, et pourquoi.

Légende de l'image : Étang du domaine le closeau accueil - Domaine le Closeau | CC BY-SA 4.0

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Le réflexe à contre-courant

Sur les 40 hectares de l’unité foncière de le projet du Domaine le Closeau, environ 23 hectares seulement seront effectivement boisés. Ce n’est pas une contrainte subie, c’est un choix assumé : boiser intelligemment n’est pas boiser au maximum. Voici, concrètement, ce que nous préservons et pourquoi.

Les zones humides restent à l’air libre

En amont et en aval de l’étang, des zones humides ont été inventoriées et figurent au plan local d’urbanisme. La micro-vallée qui prolonge le plan d’eau vers le sud en fait partie : c’est une particularité topographique et écologique à part entière. La règle est simple et non négociable : les zones humides identifiées sont préservées, maintenues en espaces enherbés, et donc non plantées. Une forêt qui s’installerait jusque dans ces sols saturés en eau finirait par y dépérir tout en détruisant un habitat que rien ne remplace.

Un cône de visibilité maintenu sur l’étang

Depuis la ferme, les vues sont aujourd’hui lointaines et très ouvertes sur l’étang et les parcelles en arrière-plan. Ce paysage-là fait partie de ce que le site a de précieux : la décision a donc été prise de maintenir un cône de visibilité non planté depuis les bâtiments vers le plan d’eau. Les boisements seront par ailleurs maintenus à distance des constructions, entre 30 et 40 mètres, une marge qui protège autant le bâti que le paysage perçu depuis la maison.

Ne pas enfermer l’étang dans une gangue forestière

Le site accueille à la fois du petit et du grand gibier, et le plan d’eau constitue pour de nombreuses espèces un réservoir attractif. L’entourer entièrement d’une masse forestière continue reviendrait à couper cet accès et à concentrer, par ailleurs, la pression du gibier sur les jeunes plantations environnantes. Le compromis retenu ménage des allées de desserte et de déambulation enherbées depuis la zone bâtie et sur la périphérie du parcellaire, qui maintiennent la perméabilité du site pour la faune comme pour l’exploitant.

Une haie plutôt qu’un mur

Cette logique de retenue rejoint celle qui préside à nos haies : les lignes de plantation elles-mêmes sont orientées pour limiter leur perception depuis les voiries d’accès, les haies préservées jouant le rôle de filtre visuel. Partout, le principe est le même : composer avec le paysage existant plutôt que l’effacer sous une masse boisée uniforme.

C’est cette philosophie, préserver avant de planter, que nous appliquons à chaque projet que nous accompagnons. Discutons du vôtre.

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