Carte des forêts de France
Données forestières : IGN — BD Forêt® V2 & ONF (Géoplateforme).
Découvrez la carte des feux de forêt en France
Chaque été, les mêmes images reviennent : ciels orange, colonnes de fumée, villages évacués. Puis l’actualité passe, et l’on oublie. Cette carte, elle, n’oublie pas. Depuis 2003, les satellites du programme européen Copernicus enregistrent chaque grande zone brûlée de France.
La signature verte de notre territoire
Nous connaissons tous le nom de notre région, de notre fleuve ou de notre montagne la plus proche. Mais sauriez-vous dessiner la forêt qui vous entoure ? Un tiers de la France métropolitaine est couvert d’arbres : 17 millions d’hectares, du bosquet de village aux grands massifs. Cette carte les montre tous. Elle ne raconte pas seulement un paysage : elle raconte un patrimoine vivant, hérité, fragile — et le rôle que chacun de nous peut jouer pour le transmettre.
Que montre exactement cette carte ?
Elle s’appuie sur la BD Forêt® de l’IGN, l’inventaire cartographique de référence : chaque formation boisée de plus de 0,5 hectare y est recensée, soit l’équivalent d’un demi-terrain de football.
Deux couleurs pour tout comprendre :
- En vert, l’ensemble des forêts, qu’elles soient publiques ou privées.
- En rose, les forêts publiques gérées par l’Office national des forêts (ONF) : forêts domaniales et communales.
En dessous, l’image satellite montre le territoire tel qu’il est réellement.
Cela paraît simple, mais prenez le temps de zoomer : la densité du maillage forestier français est saisissante. Aucune commune ou presque n’est sans forêt. C’est cette trame verte, continue et discrète, qui structure nos paysages et abrite l’essentiel de notre biodiversité terrestre.
Pourquoi distinguer forêts publiques et privées ?
Contrairement à une idée reçue, la forêt française est d’abord privée : environ 75 % de sa surface appartient à des millions de propriétaires, souvent sur de petites parcelles héritées. Le quart restant — les zones roses de la carte — relève de l’État et des collectivités, sous la gestion de l’ONF.
Cette distinction compte : elle détermine qui décide, qui protège et qui replante. Les grandes forêts domaniales bénéficient d’une gestion planifiée sur des décennies. La forêt privée, elle, dépend de choix individuels — c’est là que des initiatives comme le Closeau prennent tout leur sens.
La forêt française recule-t-elle ?
Bonne nouvelle, pour une fois : non. La surface forestière métropolitaine a doublé depuis 1850, grâce à l’exode rural et aux politiques de reboisement. La forêt regagne du terrain presque partout.
Mais la surface ne dit pas tout : la santé des forêts, elle, se dégrade. Sécheresses répétées, attaques de scolytes, incendies plus fréquents… Une forêt peut être vaste et vulnérable à la fois. Le vrai enjeu du siècle n’est plus seulement d’étendre la forêt : c’est de l’aider à tenir.
Et les Outre-mer ?
Cliquez sur la Guyane dans les médaillons : 96 % du territoire y est forestier. Cette forêt amazonienne française représente à elle seule près d’un tiers de la forêt nationale — un trésor de biodiversité sans équivalent en Europe.
Sur la carte, seules les forêts publiques gérées par l’ONF y sont surlignées : l’inventaire détaillé de l’IGN ne couvre que la métropole. C’est l’image satellite qui révèle l’ampleur réelle du couvert forestier ultramarin, d’un seul tenant, jusqu’à l’horizon.
À quoi servent ces forêts face au climat ?
Chaque hectare vert de cette carte travaille. Les forêts françaises absorbent chaque année une partie significative de nos émissions de CO₂ : ce sont nos premiers puits de carbone terrestres. Elles stockent ce carbone dans les troncs, les branches, et surtout dans les sols, souvent oubliés.
Elles font bien plus encore : filtrer l’eau, rafraîchir les villes voisines, freiner l’érosion, héberger la faune. Détruire un hectare de forêt, c’est perdre tous ces services d’un coup. En protéger un, c’est les garantir pour des générations.
Une carte peut-elle aider à protéger la forêt ?
On ne protège bien que ce que l’on connaît. Cette carte est un outil de regard : situer les massifs près de chez soi, mesurer ce qui existe, comprendre ce qui se joue.
C’est exactement la démarche du Domaine le Closeau, en Mayenne : connaître chaque parcelle, sanctuariser l’existant — vieux arbres, haies, sols vivants — et planter pour l’avenir. Notre forêt naissante est modeste à l’échelle de cette carte. Mais chaque grand massif qu’elle affiche a commencé ainsi : par quelqu’un qui a décidé de laisser pousser.

Ne restez pas spectateur de la courbe
Ce graphique ne doit pas nous tétaniser, mais nous mettre en mouvement. Si nous ne pouvons pas changer le taux de notre naissance, nous pouvons agir sur celui de demain.
Au Domaine le Closeau, nous agissons concrètement en préservant les puits de carbone existants (vieux arbres, prairies) et en plantant l’avenir.
Comprendre les enjeux écologiques
Il vaut mieux agir que rester passif et s’apeurer du futur.