Boiser mais aussi cultiver
pour développer le domaine.

La totalité du domaine n’a pas vocation à devenir une forêt fermée. L’équilibre d’un écosystème sain repose sur la mosaïque de ses paysages : boisements résilients, zones humides sanctuarisées et prairies ouvertes. Par ailleurs, faire naître une forêt est un projet au long cours. Pour soutenir et financer cette ambition sur la durée, nous maintenons des zones de production agricole vertueuses, ancrées dans leur territoire

Mixer les paysages, mixer les productions

Historiquement, ces terres portaient des cultures classiques : blé, orge, maïs et colza. Notre projet marque une rupture avec ce modèle. Nous remplaçons ces grandes cultures exigeantes en ressources par des productions durables, diversifiées et à faible impact. 

Cultiver l’osier, c’est renouer avec le bon sens et l’artisanat paysan de la vannerie. Face au tout-plastique, le saule offre une matière noble, durable et entièrement biodégradable pour créer des objets du quotidien. Le miscanthus, de son côté, est la culture de transition écologique par excellence. Plantée une seule fois, cette grande graminée repousse chaque année pendant près de vingt ans, sans aucun engrais ni pesticide. Ses cannes sèches, récoltées au début du printemps, fournissent un paillage naturel parfait pour retenir l’eau au pied de nos jeunes arbres, ou encore une excellente litière animale. Enfin, impossible de repenser notre terroir de l’Ouest sans y replanter des pommiers (et pourquoi pas des vignes…). Au-delà de la production locale de fruits, un verger traditionnel conduit sur prairie est l’un des écosystèmes les plus riches d’Europe.

Développer de nouvelles productions

Le domaine était donc auparavant une ferme conventionnelle, doublée d’une exploitation d’élevage comptant un cheptel de 50 têtes. Si ce modèle intensif appartient au passé, la présence animale reste indispensable à l’équilibre de nos terres. Alors, pourquoi ne pas y faire revenir les animaux autrement : chevaux, moutons, chiens de ferme…

Disponibilité

Osier

Renouer avec l’artisanat paysan permet de produire une matière noble et biodégradable. Cultivé dans nos zones humides sans aucun traitement, le saule remplace durablement le plastique.

Biodiversité

Miscanthus

Culture écologique par excellence, cette grande graminée pousse pendant vingt ans sans engrais ni pesticide. Ses hautes cannes hivernales offrent un refuge vital à la faune sauvage.

Local

Verger

Bien plus qu’une simple production fruitière, un verger traditionnel conduit sur prairie recrée l’un des écosystèmes les plus riches d’Europe. Un véritable sanctuaire pour la faune locale.

ulysse le beauceron

Le retour des animaux

Le domaine était autrefois une ferme d’élevage conventionnelle, abritant un cheptel d’une cinquantaine de têtes. Si nous avons tourné la page de ce modèle, il n’était pas question de vider les prairies de toute présence animale. Au contraire, les animaux reviennent au Closeau, mais leur rôle a profondément changé : ils ne sont plus de simples ressources, mais de véritables partenaires de notre écosystème.

Nos moutons seront nos meilleurs alliés pour un entretien doux du territoire. Ils tondront naturellement les prairies et l’herbe sous nos pommiers, évitant le passage des engins mécaniques tout en fertilisant la terre en douceur. À leurs côtés, les vastes espaces herbeux accueillent les chevaux (une évidence portée par Clémence, cavalière passionnée). Leur façon de pâturer complète celle des ovins et redonne une véritable dynamique paysagère au bocage.

Pour veiller sur ce monde en mouvement, il y a Ulysse, un Beauceron. Gardien fidèle et compagnon de chaque instant, il est l’âme rustique du domaine, arpentant inlassablement les 20 hectares à nos côtés lors des chantiers et des rondes.

Enfin, cette présence domestique bienveillante crée un environnement propice au retour le plus essentiel de tous : celui des animaux sauvages. En sanctuarisant nos zones humides, en plantant des haies et en laissant le miscanthus sur pied l’hiver, nous recréons un habitat naturel sûr. Lièvres, renards, chouettes, insectes pollinisateurs et amphibiens reprennent leurs droits. Au Domaine le Closeau, la faune ne subit plus son environnement, elle le fait vivre.

domaine le closeau étang été - Domaine le Closeau | CC BY-SA 4.0

Comment financer la forêt ?

« Donnez du sens à votre compensation : financez une forêt vivante, pas seulement des arbres. »

Trop de projets de compensation se résument à des plantations lointaines. Au Domaine le Closeau, nous vous proposons une autre voie : le circuit court écologique.

En soutenant nos projets de renaturation, votre entreprise participe directement à la restauration d’un écosystème complexe (haies, zones humides, forêts diversifiées) à moins de 20 km de vos activités. Offrez à vos collaborateurs et à vos clients la preuve tangible de votre engagement : une forêt qu’ils peuvent voir grandir.

Nos ressources

Découvrez l’ensemble des articles que nous mettons à disposition de notre public, pour comprendre notre projet et nos actions.

Deux chevrettes à l'aube, aux Pays-Bas - Bouke ten Cate | CC BY 4.0

Le retour des grands régulateurs : le rôle des prédateurs dans l’équilibre sylvicole

Chêne avec de jeunes feuilles émergentes et un arbre mort devant lui - Dominicus Johannes Bergsma | CC BY-SA 4.0

L’invisible vie du bois mort : pourquoi il ne faut pas « nettoyer » la forêt

Arbres dans le hameau de Börnste, Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Allemagne - Dietmar Rabich | CC BY-SA 4.0

Le château d’eau forestier : comment la forêt filtre et retient l’eau de pluie

La forêt des Landes après la tempête de 1999 - Franck Lefebvre-Billiez | CC BY-SA 4.0

Monoculture vs Forêt mélangée : quelle architecture pour résister aux tempêtes ?

domaine closeau proche de l'étang - Domaine le Closeau | CC BY-SA 4.0

Pourquoi la forêt est un élément essentiel pour la biodiversité ?

Matière organique en cours de compostage - C-pradel | CC BY-SA 4.0

De l’agricole au sauvage : l’humus comme mémoire du terroir