À quel taux de PPM êtes-vous né.e ?
Le taux de CO₂ atmosphérique est l'indicateur clé de notre impact climatique. La limite de sécurité planétaire est fixée à 350 PPM. Quel était le niveau le mois de votre naissance ?
Source des données : NOAA / Mauna Loa Observatory.
Le témoin invisible de notre histoire
Nous connaissons tous notre date de naissance, notre signe astrologique ou la chanson n°1 le jour de notre venue au monde. Mais connaissez-vous l’état de l’atmosphère ce jour-là ? Ce chiffre en PPM (Parties Par Million) n’est pas une simple statistique. C’est la signature de l’époque dans laquelle vous avez grandi. Il raconte l’accélération fulgurante de l’activité humaine et la densification de la couche isolante qui réchauffe notre planète.
C'est quoi concrètement un "PPM" ?
L’acronyme signifie Partie Par Million. C’est une unité de mesure utilisée par les scientifiques pour quantifier la pollution de l’air.
Imaginez une grande salle de bal remplie d’un million de ballons remplis d’air.
- En 1850 (avant la révolution industrielle), 280 de ces ballons étaient du CO₂.
- Quand vous êtes né(e), ce nombre avait déjà grimpé.
- Aujourd’hui, nous dépassons les 420 ballons.
Cela paraît peu, mais pour le climat, c’est la différence entre une atmosphère tempérée et une atmosphère qui surchauffe. Chaque molécule supplémentaire agit comme une couche de vitrage en plus sur la serre planétaire.
Pourquoi parle-t-on de la limite de 350 ?
Le chiffre de 350 PPM est considéré par les climatologues (notamment le NASA GISS) comme la « zone de sécurité ». C’est le niveau maximum pour maintenir un climat similaire à celui dans lequel la civilisation humaine s’est développée durant 10 000 ans.
Nous avons franchi ce seuil en 1988. Depuis, nous sommes en « territoire inconnu ». Plus nous nous éloignons de ce chiffre, plus les événements climatiques deviennent instables et violents. L’objectif de la neutralité carbone et de la régénération (comme au Closeau) est de tout faire pour, un jour, faire redescendre cette courbe.
Est-ce la première fois que la Terre connaît de tels taux ?
Sur l’échelle des temps géologiques, la Terre a déjà connu des taux plus élevés, il y a plusieurs millions d’années. Mais l’humanité n’était pas là.
Ce qui est inédit et alarmant, c’est la vitesse du changement. Ce qui prenait auparavant des milliers d’années à la nature se produit désormais en quelques décennies. Nous (et la biodiversité qui nous entoure) n’avons pas le temps biologique de nous adapter à un changement aussi brutal.
Je respire cet air : est-ce toxique pour moi ?
Pas au sens d’un poison immédiat. Le CO₂ n’est toxique pour l’homme qu’à des concentrations très élevées (dans un espace confiné par exemple).
Le danger n’est pas direct pour vos poumons, il est systémique. Ce taux modifie la physique de l’atmosphère, augmente la température, perturbe le cycle de l’eau et favorise les maladies ou les canicules. C’est l’écosystème dont vous dépendez pour boire et manger qui est « intoxiqué », plus que l’air que vous inspirez.
Si on arrête de polluer demain, la courbe redescend-elle tout de suite ?
Non, et c’est le piège de l’inertie. Le CO₂ est un gaz très stable qui reste dans l’atmosphère pendant des centaines d’années. Une partie de ce que vous respirez aujourd’hui a été émise par les machines à vapeur de la révolution industrielle.
Arrêter les émissions permettrait seulement de stabiliser la courbe (arrêter la hausse). Pour la faire baisser, il faut activement retirer ce carbone de l’air. C’est là que les puits de carbone (forêts, océans, sols) jouent un rôle vital, comme ceux que nous protégeons au Closeau.
Suffit-il de planter des arbres pour tout régler ?
Planter est indispensable, mais ce n’est pas une baguette magique. Un jeune arbre mettra 20 à 30 ans avant de capter une quantité significative de carbone.
C’est pourquoi au Domaine le Closeau, notre stratégie est double : nous plantons pour l’avenir, mais surtout, nous sanctuarisons l’existant. Un vieil arbre ou un sol forestier en bonne santé stocke infiniment plus de carbone qu’une jeune plantation. Protéger est aussi important que planter.

Ne restez pas spectateur de la courbe
Ce graphique ne doit pas nous tétaniser, mais nous mettre en mouvement. Si nous ne pouvons pas changer le taux de notre naissance, nous pouvons agir sur celui de demain.
Au Domaine le Closeau, nous agissons concrètement en préservant les puits de carbone existants (vieux arbres, prairies) et en plantant l’avenir.
Comprendre les enjeux écologiques
Il vaut mieux agir que rester passif et s’apeurer du futur.